En vieillissant, le mal de dos se fait sentir. Alors parer une soixantaine d'ânes devient une corvée. Pour remédier à cela, déjà en Normandie, nous utilisions une cage de contention pour bovins avec une barre anti reculement. Cela permettait de faire les postérieurs seul sans les tenir.
En Corrèze, nous avons fait faire un travail adapté en chêne. Il s'agit d'un modèle de type flamand (d'ailleurs réalisé par un ami Hollandais, bravo Edwin !) dont les dimensions ont été revues à la baisse pour les ânes. Bien sûr il reste des améliorations à faire (taquets pour bloquer les cordes, chaîne anti reculement,..) mais nous ne résistons pas à vous montrer la première ânesse qui a été parée dans ce travail. Attention, dan ce genre de travail, il n'y a pas de sangles pour soutenir l'âne ni de palan pour lever les pieds, donc il faut qu'il soit calme et donne ses pieds. La barre antérieure se lève et donc l'entrée dans le travail n'est pas traumatisante pour l'animal.
Enfin quel bonheur de travailler en toute sécurité,.... sans avoir à tenir le pied en même temps... et quel confort pour le dos.
Ce blog a pour objectif de présenter l'élevage d'ânes de races normande et cotentine "du Gîte" et de présenter nos activités de formation à la traction animale avec des ânes, de location d'ânes pour la randonnée, d'attelage et de prestation en traction animale asine sans oublier l'hébergement en gîte et chambres d'hôtes. L'élevage est situé à Condat sur Ganaveix.
mardi 25 mars 2014
samedi 22 mars 2014
formation éducation du jeune âne avecla FRCIVAM Limousin
La deuxième et dernière journée de formation sur l'éducation du jeune âne à la traction s'est déroulée le 17 mars.
Elle nous a permis de mesurer les progrès des jeunes ânes que nous avions déjà travaillés la semaine précédente:
Pour couronner le tout, nous avons pu atteler à 4 avec les ânes de 4 ans au timon et un de deux ans en volée. Un peu perdu au départ par toutes les guides qu'il faut avoir dans les mains, les stagiaires se sont vite pris au jeu et ont pratiquement tous mené cet attelage.
Vous pouvez accéder aux photos cliquer ici
Elle nous a permis de mesurer les progrès des jeunes ânes que nous avions déjà travaillés la semaine précédente:
- deux ânes de deux ans, l'un aux guides et l'autre au cordeau
- 5 ânes de trois ans, 2 femelles en paires et à trois avec une plus veille comme maîtresse d'école, un hongre à la voiture et deux autres (guides et cordeau) à l'avant tran avec deux ânes plus âgés
- deux ânes de quatre ans en paires à l'avant train et à la voiture
Pour couronner le tout, nous avons pu atteler à 4 avec les ânes de 4 ans au timon et un de deux ans en volée. Un peu perdu au départ par toutes les guides qu'il faut avoir dans les mains, les stagiaires se sont vite pris au jeu et ont pratiquement tous mené cet attelage.
Vous pouvez accéder aux photos cliquer ici
samedi 15 février 2014
Sessions de formation organisées avec la FRCIVAM
Suite à la journée déjà réalisée à l'automne, nous proposons, en partenariat avec la FRCVAM Limousin deux sessions de formation sur chacune deux journées
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
- Mardi 11/03/2014 : éducation du jeune âne
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
- Lundi 17/03/2014 : éducation du jeune âne
Session 2 : TECHNIQUE DE MENAGE AU CORDEAU :
- Mardi 08 /04/2014 : travail menage au cordeau
- Mardi 22/04/2014 : travail menage au cordeau
Ces journées auront lieu à Vernéjoux, 19 140 Condat sur Ganaveix
Les frais de formation peuvent être pris en charge par VIVEA. Pour tout renseignement et inscription vous pouvez contacter Betty MARIN qui assure bénévolement l'organisation administrative de ces formations: marin.civamlimousin@orange.fr
mercredi 5 février 2014
chantier de débardage à la base de losir de la Minoterie à Uzerche
La ville d'Uzerche est propriétaire d'un bois qu'elle met à disposition de la base de loisirs pour y accueillir sur des terrasses aménagées des groupes de campeurs. Ce bois est en pente très forte vers la vallée très encaissée de la Vézère.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.
Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.
Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.
mardi 17 décembre 2013
stage de traction asine FRCIVAM 2013
Le 10 décembre 2013, 8 stagiaires limousins se sont retrouvés à Condat sur Ganaveix à l'initiative de la FRCIVAM en Limousin.
Au programme une séance théorique (un peu trop pour certains !) en salle le matin et une mise en pratique avec nos ânes l'après-midi le tout entrecoupé d'un repas convivial. Le soleil était de la partie.
Nous avons pu atteler 6 ânes d'abord en simple au cordeau et aux longues guides, puis deux paires dont une à l'avant train équipé de la limonière, puis à trois de front en traîne directe et enfin à quatre de front et en volée avec la limonière. Ce fut donc une journée riche en découverte, notamment sur les possibilités d’utilisation des ânes. Le menage au cordeau a beaucoup intéressé les professionnels et les échanges autour de cette technique ont été enrichissants.
Merci à Betty (FRCIVAM) qui s'est chargée de l'organisation et surtout de l’administration et à tous les stagiaires d'avoir pu se libérer pour partager cette passion de la traction animale... sans oublier les excellentes soupes concoctées par Armelle et Max
vous pouvez voir d'autres photos: cliquer ici
Au programme une séance théorique (un peu trop pour certains !) en salle le matin et une mise en pratique avec nos ânes l'après-midi le tout entrecoupé d'un repas convivial. Le soleil était de la partie.
Nous avons pu atteler 6 ânes d'abord en simple au cordeau et aux longues guides, puis deux paires dont une à l'avant train équipé de la limonière, puis à trois de front en traîne directe et enfin à quatre de front et en volée avec la limonière. Ce fut donc une journée riche en découverte, notamment sur les possibilités d’utilisation des ânes. Le menage au cordeau a beaucoup intéressé les professionnels et les échanges autour de cette technique ont été enrichissants.
Merci à Betty (FRCIVAM) qui s'est chargée de l'organisation et surtout de l’administration et à tous les stagiaires d'avoir pu se libérer pour partager cette passion de la traction animale... sans oublier les excellentes soupes concoctées par Armelle et Max
vous pouvez voir d'autres photos: cliquer ici
vendredi 15 novembre 2013
Débardage de branches au Puy de Vichatel
Jean-Philippe Barbarin, le maître d’œuvre du chantier vous expliquerait cela mieux que moi : il s'agit pour le propriétaire (Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne) de ré-ouvrir des prairies "naturelles" au sommet du Puy de Vichatel pour deux raisons : augmenter le parcours des troupeaux de brebis et dégager la vue sur les volcans avoisinant car le site a aussi une vocation touristique.
Pour ce faire, une partie importante de taillis de noisetiers, bouleaux, sureaux et autres essences forestières a été coupé sur la pente sud. Cette pente avoisine les 30° voir plus par endroits et les agents du parc ne trouvaient pas de solutions pour évacuer les rémanents ( petits troncs coupés en courtes longueurs et branchages). Lors de la coupe, ils les ont mis en tas de quelques m3. Ce sont ces tas qu'il fallait enlever pour les mettre dans la pente boisée au nord. La mécanisation n'était pas possible car les sols sont très fragiles, la pouzzolane étant à dix centimètres et le chemin d'accès est impraticable dans la dernière pente.
Bien sûr, la difficulté majeure a été la pente, l’enchevêtrement des bois dans les tas et la disparité de leurs longueurs en a été une autre sans oublier les nombreuses souches (normal en forêt me direz-vous !) qui jalonnent le parcours de la remontée. Enfin la météo hivernale avec un vent "à décorner les bœufs" et un terrain humide et glissant n'a pas aidé non plus ! Cela nous a obligé à travailler avec plusieurs outils: la traîne directe, la limonière servant d'avant-train, le traîneau et la remorque quand les tas lui étaient accessibles.
Nos petits ânes normands (Rodéo, Simay et Rabolliot) ont uni leurs efforts avec ceux de Jean-Philippe (Alice et Saturnin) pour remonter en deux jours environ 30m3 de bois. vous pouvez voir les photos qu'a prises la compagne de Jean-Philippe en cliquant ici.
Pour ce faire, une partie importante de taillis de noisetiers, bouleaux, sureaux et autres essences forestières a été coupé sur la pente sud. Cette pente avoisine les 30° voir plus par endroits et les agents du parc ne trouvaient pas de solutions pour évacuer les rémanents ( petits troncs coupés en courtes longueurs et branchages). Lors de la coupe, ils les ont mis en tas de quelques m3. Ce sont ces tas qu'il fallait enlever pour les mettre dans la pente boisée au nord. La mécanisation n'était pas possible car les sols sont très fragiles, la pouzzolane étant à dix centimètres et le chemin d'accès est impraticable dans la dernière pente.
Bien sûr, la difficulté majeure a été la pente, l’enchevêtrement des bois dans les tas et la disparité de leurs longueurs en a été une autre sans oublier les nombreuses souches (normal en forêt me direz-vous !) qui jalonnent le parcours de la remontée. Enfin la météo hivernale avec un vent "à décorner les bœufs" et un terrain humide et glissant n'a pas aidé non plus ! Cela nous a obligé à travailler avec plusieurs outils: la traîne directe, la limonière servant d'avant-train, le traîneau et la remorque quand les tas lui étaient accessibles.
| Heureusement que nous avions préparé cette prestation avec un stage de débardage dans les pentes en août ! |
Nos petits ânes normands (Rodéo, Simay et Rabolliot) ont uni leurs efforts avec ceux de Jean-Philippe (Alice et Saturnin) pour remonter en deux jours environ 30m3 de bois. vous pouvez voir les photos qu'a prises la compagne de Jean-Philippe en cliquant ici.
![]() |
| place de dépôt en pente ! |
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| Saturnin au traîneau |
vendredi 8 novembre 2013
sevrage des ânons
Voici venu le temps du sevrage, cette année nous allons en sevrer six un seul mâle et cinq petites femelles.
Cette période est assez cruciale dans la vie de l'âne et surtout pour ses rapports avec les hommes notamment en vue du travail futur. Nous avons pensé qu'il serait intéressant de vous mettre à disposition une partie d'un article qu'Armelle a écrit pour la revue FERME (fédération pour promouvoir l'Elevage des Races domestiques Menacées) l'année dernière.
Cette période est assez cruciale dans la vie de l'âne et surtout pour ses rapports avec les hommes notamment en vue du travail futur. Nous avons pensé qu'il serait intéressant de vous mettre à disposition une partie d'un article qu'Armelle a écrit pour la revue FERME (fédération pour promouvoir l'Elevage des Races domestiques Menacées) l'année dernière.
"Dans mon élevage,
je ne fais pas vraiment de différence entre les races normande et cotentine que je mène parallèlement,
étant tout à la fois très engagée dans la sauvegarde de race et à la recherche
de critères propres à mon élevage : caractère rustique et herbager
Mais
encore plus que pour les animaux
d’élevage pur, le caractère et l’éducation des ânes sont des critères
prédominants ;
En effet
convaincue qu’une race n’est sauvée que lorsqu’elle trouve une utilité qu’elle
soit pastorale, alimentaire, utilitaire, je tiens à ce que mes animaux s’inscrivent dans ce schéma et les prépare pour
ça.
Ainsi je
tiens à élever les ânes en troupeau pour respecter leur caractère grégaire et
profiter de l’éducation dont profitera l’ânon d’abord par sa mère puis par la
troupe toute entière
L’âne est un
animal sociable naturellement proche de l’homme mais chacun a sa propre
personnalité avec laquelle on doit composer. Aussi, j’essaie d’avoir les
animaux qui me conviennent le mieux et pour cela je me fie au caractère des
parents et plus particulièrement de la
mère qui, en plus de sa demie contribution génétique, éduque l’ânon. On
retrouve lorsqu’on a gardé des lignées entières comme dans notre élevage des
similitudes importantes de comportement
De plus en
plus d’études convergent vers le fait que la meilleure éducation des équidés
même appelés à travailler avec l’homme est celle de leur mère naturelle ;
mon intervention durant les 6 premiers mois est donc minime :
surveillance, présence longue dans les herbages sans forcer l’ânon à être
touché. S’il vient naturellement je ne
boude pas le plaisir de caresser ces ravissantes peluches non plus !!
Je suis
convaincue qu’à ce stade tout s’enregistre chez le petit, ainsi être présent
dans l’herbage c’est faire un peu partie de leur monde… mais pas trop Son vrai
monde c’est le troupeau avec qui il partage l’espace.
Si d’autres
animaux, jeunes ou mères viennent faire leur câlin, le petit même s’il reste en retrait
l’enregistre comme un fait naturel.
Souvent les
mères sont très protectrices de leur ânon durant les premiers jours et restent
loin de nous… laissons faire….
| l'ânon apprend beaucoup de sa mère |
J’ai
l’exemple d’une mère possessive qui botte (fait rare chez l’âne) quand on
approche son ânon la première semaine…Si on laisse faire cela devant l’ânon ,
j’ai pu remarquer qu’il aura lui aussi tendance à lever les fesses, ce qui
obligera à un fort recadrage.
Si on ne force pas la mère, en d’autres circonstances, câline, elle amènera le temps venu pour elle son ânon vers nous.
Si on ne force pas la mère, en d’autres circonstances, câline, elle amènera le temps venu pour elle son ânon vers nous.
Cette
attitude extrême chez nous m’a permis de réaliser qu’il faut laisser les mères faire,
ne pas forcer, stresser l’ânon pour qu’il n’accumule pas ces images ou simples
« ondes négatives » que nous ne percevons pas
Ce n’est
qu’au sevrage que nous avons choisi de nous imposer aux jeunes ; C’est Le
moment crucial, le jeune séparé de sa mère cherche de nouveaux repères et
intériorise tout ce qu’on lui apporte à ce moment-là.
Là encore le fait de sevrer plusieurs jeunes ensemble aide à leur stabilité : ils ne sont pas seuls, ils restent avec leurs copains : ça amortit la nécessaire et douloureuse séparation de la mère ; les plus hardis aident les moins dégourdis ! Souvent un animal plus âgé pour les accompagner au début de cette nouvelle vie les aide à trouver l’eau, ou apprendre à manger des choses nouvelles par imitation.
Là encore le fait de sevrer plusieurs jeunes ensemble aide à leur stabilité : ils ne sont pas seuls, ils restent avec leurs copains : ça amortit la nécessaire et douloureuse séparation de la mère ; les plus hardis aident les moins dégourdis ! Souvent un animal plus âgé pour les accompagner au début de cette nouvelle vie les aide à trouver l’eau, ou apprendre à manger des choses nouvelles par imitation.
Et c’est
ainsi qu’en restant longtemps avec eux à cette période s’établit une complicité,
un plaisir d’être ensemble qu’on pourra décliner par la complicité dans le
travail, le plaisir de randonner ensemble tout en respectant le monde de l’un
et de l’autre." Article tiré du n°73 du Journal de FERME, auteur Armelle Cottrant-Ménager.
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