Après les photos, nous vous proposons quelques vidéos avec des bœufs, des chevaux et ... nos ânes:
vidéo 1, un attelage à 4 de bœufs
vidéo 2, le ramasse-feuilles en action
vidéo 3, un bœuf attelé au collier
vidéo 4, des bœufs au labour
vidéo 5, le char romain à trois chevaux
Ce blog a pour objectif de présenter l'élevage d'ânes de races normande et cotentine "du Gîte" et de présenter nos activités de formation à la traction animale avec des ânes, de location d'ânes pour la randonnée, d'attelage et de prestation en traction animale asine sans oublier l'hébergement en gîte et chambres d'hôtes. L'élevage est situé à Condat sur Ganaveix.
dimanche 13 octobre 2013
dimanche 6 octobre 2013
salon de la traction animale de montmorillon
Le 5ème salon de la traction animale de Montmorillon s'est déroulé les 4 et 5 octobre.
Plus recentré que les précédents sur les utilisations professionnelles des animaux de trait et les concepteurs de matériels, il nous a permis de découvrir de nouvelles techniques et d'échanger entre meneurs mais aussi avec le public (souvent averti) venu en nombre le samedi.
Le travail du sol (maraîchage et vigne) prenait une part importante des essais (porte-outil et matériels spécialisés), mais des démonstrations de débardage et d’entretien de l'espace étaient aussi proposées tant avec les chevaux que les mules et les bœufs. Pour notre part nous avions apporté tous nos outils pour l'entretien des pelouses (tondeuse, ramasseuse de feuilles, scarificateur, herse émousseuse,...) et les questions ont été nombreuses et variées de la part des professionnels (surtout les collectivités) et des amateurs.
Nous aussi pu essayer les outils fabriqués par l'entreprise Jourdant (voir article en archive), notamment le porte-outil universel équipé d'une charrue 6 pouces. Très maniable et pas trop lourde, elle semble un bon compromis pour un petit labour dans des terres meubles avec une paire d'ânes. Cette entreprise fabrique aussi un soc de 5 pouces qu'un seul âne peut emmener.
Nous remercions tous nos collègues (venus pour certains de loin !) pour les échanges fructueux, les organisateurs (agents et direction de l'EPL agricole de Montmorillon) pour leur accueil et la qualité de la manifestation, les élèves pour leur disponibilité et leur aide.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir quelques photos et admirer les animaux au travail avec une mention spéciale pour les paires de bœufs Aubrac et Gascons qui ont fourni grâce à leurs bouviers et bouvières expérimentés une prestation de grande qualité tout au long de ces deux jours.
cliquez ici
Nous mettrons en ligne quelques vidéos dans les prochains jours.
Plus recentré que les précédents sur les utilisations professionnelles des animaux de trait et les concepteurs de matériels, il nous a permis de découvrir de nouvelles techniques et d'échanger entre meneurs mais aussi avec le public (souvent averti) venu en nombre le samedi.
Le travail du sol (maraîchage et vigne) prenait une part importante des essais (porte-outil et matériels spécialisés), mais des démonstrations de débardage et d’entretien de l'espace étaient aussi proposées tant avec les chevaux que les mules et les bœufs. Pour notre part nous avions apporté tous nos outils pour l'entretien des pelouses (tondeuse, ramasseuse de feuilles, scarificateur, herse émousseuse,...) et les questions ont été nombreuses et variées de la part des professionnels (surtout les collectivités) et des amateurs.
Nous aussi pu essayer les outils fabriqués par l'entreprise Jourdant (voir article en archive), notamment le porte-outil universel équipé d'une charrue 6 pouces. Très maniable et pas trop lourde, elle semble un bon compromis pour un petit labour dans des terres meubles avec une paire d'ânes. Cette entreprise fabrique aussi un soc de 5 pouces qu'un seul âne peut emmener.
Nous remercions tous nos collègues (venus pour certains de loin !) pour les échanges fructueux, les organisateurs (agents et direction de l'EPL agricole de Montmorillon) pour leur accueil et la qualité de la manifestation, les élèves pour leur disponibilité et leur aide.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir quelques photos et admirer les animaux au travail avec une mention spéciale pour les paires de bœufs Aubrac et Gascons qui ont fourni grâce à leurs bouviers et bouvières expérimentés une prestation de grande qualité tout au long de ces deux jours.
cliquez ici
Nous mettrons en ligne quelques vidéos dans les prochains jours.
mercredi 18 septembre 2013
entretien de la pelouse : la scarification
Pour que l’herbe soit bien drue
et dense, il faut que les conditions de pousse soient idéales. Nous
ne parlerons pas ici d’arrosage mais plutôt des conditions édaphiques,
c’est-à-dire de celles du sol. La pelouse est essentiellement constituée de graminées dont
les racines forment un tapis très compact. Cette « moquette » peut
devenir imperméable à l’eau et surtout peut empêcher les échanges d’air entre
l’atmosphère et le sol. Ceci est très néfaste pour la faune et la flore du sol,
elle s’appauvrit et ne peut plus gérer
la décomposition des matières
organiques mortes. Ceci amplifie le phénomène d’imperméabilisation. Cela favorise aussi l'arrivée des mousses.
Il existe un moyen mécanique pour
pallier à cet effet, c’est la scarification. Manuellement(ou plutôt plus
exactement pédestrement), elle peut se faire avec des chaussures à clous qui
perforent la couche de racines mais il existe des outils que l’on tracté par
des ânes. Nous nous sommes équipés d’un scarificateur à dents en étoiles. Le
principe est simple : les dents très acérées de chaque disque pénètrent
sur une même ligne dans la pelouse. La largeur de travail est de 1,20 mètre. Le
nombre de roues est de dix et il y a sept dents par roue. A chaque tour de
roue, c’est-à-dire environ soixante-dix centimètres, le scarificateur fait
soixante-dix trous espacés d’environ dix centimètres.
A vide cet outil est très léger,
donc très maniable. Il faut cependant le lester pour que les dents pénètrent
dans le sol. L’idéal est une profondeur de
deux à trois centimètres. Le lest dépend des conditions du sol. Par
temps sec, la pénétration est quasi impossible. Plus le sol est mou, moins le
besoin de lestage se fera sentir.
Cet outil peut être attelé
derrière une voiture à deux roues avec une prise à œillet. Un âne le tire
aisément à plat. Si la pente en montée est forte et le lest important, la traction
devient difficile. Il faudra impérativement faire des séances courtes. Nous
avons choisi de l’atteler derrière notre avant train à limonière avec deux
ânes.
Avec cet outil, on peut scarifier
environ 3500 mètres carrés par heure. Contrairement aux autres opérations qui
demandent que tout le terrain soit quadrillé avec rigueur et méthode sans
oubli, la scarification peut de permettre des fantaisies et donc de travailler
aussi les ânes en maniabilité en leur faisant faire des parcours variés. C’est
plus agréable pour les ânes et le meneur !
Vous pouvez voir ces outils en action ainsi que ceux précédemment décrits (émouseuse, étaupineuse, tondeuse, ..) lors du stage du 15 au 17 d'octobre à Condat sur Ganaveix.
vendredi 13 septembre 2013
Menelas garde ses moutons
Il est bien connu que les bergers utilisaient (et utilisent encore) les ânes pour préserver les troupeaux d'attaques de loup.
Heureusement ceux-ci ne sont pas encore arrivés jusqu'en Corrèze, mais les chiens errants font néanmoins pas mal de dégâts dans les petits troupeaux laissés seuls dans les prés clos. Un voisin a eu l'année dernière 14 brebis égorgées par des chiens et l'année d'avant un dizaine. Les attaques se produisent toujours durant le premier mois de mise à l'herbe dans cette pâture.
Pour essayer de pallier à cela, nous avons mis Menelas au milieu des brebis. Il avait déjà fait cet office en Normandie et est donc habitué aux moutons. Nous touchons du bois mais cela fait plus d'un mois qu'il y est et il n'y a pas eu de dégâts dus aux chiens. Dissuasion, efficacité ou simple coïncidence, nous ne pouvons pas le dire, mais le fait est là : les 74 brebis sont toujours bel et bien vivantes.
Heureusement ceux-ci ne sont pas encore arrivés jusqu'en Corrèze, mais les chiens errants font néanmoins pas mal de dégâts dans les petits troupeaux laissés seuls dans les prés clos. Un voisin a eu l'année dernière 14 brebis égorgées par des chiens et l'année d'avant un dizaine. Les attaques se produisent toujours durant le premier mois de mise à l'herbe dans cette pâture.
Pour essayer de pallier à cela, nous avons mis Menelas au milieu des brebis. Il avait déjà fait cet office en Normandie et est donc habitué aux moutons. Nous touchons du bois mais cela fait plus d'un mois qu'il y est et il n'y a pas eu de dégâts dus aux chiens. Dissuasion, efficacité ou simple coïncidence, nous ne pouvons pas le dire, mais le fait est là : les 74 brebis sont toujours bel et bien vivantes.
lundi 9 septembre 2013
avant train avec limonière
Lors du dernier message, je vous avais parlé d'un avant-train pour une paire d'ânes.
La problématique est la stabilité de cet outil qui pivote facilement autour de l'axe de ses roues. La conséquence est que si l'on utilise un timon, celui ci remonte au moindre chaos ou quand la traction sur l'avant-train varie brusquement. Cela est très inconfortable pour les ânes. On peut palier un petit peu en prenant un timon lourd qui aura un effet de levier plus important et remontera moins, mais cela alourdit considérablement l’avant-train et diminue l'efficacité de traction des outils.
Nous avons opté pour la limonière. L'un des deux ânes est dans les brancards comme sur une voiture à deux roues et son compagnon est simplement relié au premier par le collier. Nous avons fabriqué cette limonière avec de l'acacia et les brancards font 4x4cm de section. Les assemblages en tenons et mortaises sont renforcés par des fers plats et des équerres métalliques.
Je ne suis pas forcément un adepte de l'avant-train, surtout avec les ânes car sa simple traction (quelques kilogrammes-force à plat) mange déjà une partie de la puissance disponible. C'est la raison pour laquelle, il n'est intéressant que si l'on peut atteler deux ânes. Je vous renvoie à l'article sur l'attelage en simple ou en paire déjà publié sur http://formasine.blogspot.fr/2011/06/la-productivite-dun-animal-de-trait.html qui montre qu'en paire on augmente l’efficacité et le bien-être animal.
Cet attelage est très maniable, même en forêt où nous l'avons expérimenté. Il est très stable. A titre d'exemple, il nous a permis de ramener sur le longues distances (plus de 500 mètres) des petites grumes d'acacia de 0.35 m3 sans aucun problème ni difficulté pour les ânes. Rappelons que l’effort en traîne directe aurait été d'environ 100 kgf soit un effort très important (plus de 20% du poids des animaux !). .. et je ne vous parle du bonheur d'être assis au lieu de marcher derrière.
Cet outil peut aussi être utilisé pour tracter différents autres outils: tondeuse, herse émousseuse, scarificateur, ramasse-feuilles, etaupineur, .....
Vous pouvez voir la galerie de photos en cliquant ici
La problématique est la stabilité de cet outil qui pivote facilement autour de l'axe de ses roues. La conséquence est que si l'on utilise un timon, celui ci remonte au moindre chaos ou quand la traction sur l'avant-train varie brusquement. Cela est très inconfortable pour les ânes. On peut palier un petit peu en prenant un timon lourd qui aura un effet de levier plus important et remontera moins, mais cela alourdit considérablement l’avant-train et diminue l'efficacité de traction des outils.
Nous avons opté pour la limonière. L'un des deux ânes est dans les brancards comme sur une voiture à deux roues et son compagnon est simplement relié au premier par le collier. Nous avons fabriqué cette limonière avec de l'acacia et les brancards font 4x4cm de section. Les assemblages en tenons et mortaises sont renforcés par des fers plats et des équerres métalliques.
Je ne suis pas forcément un adepte de l'avant-train, surtout avec les ânes car sa simple traction (quelques kilogrammes-force à plat) mange déjà une partie de la puissance disponible. C'est la raison pour laquelle, il n'est intéressant que si l'on peut atteler deux ânes. Je vous renvoie à l'article sur l'attelage en simple ou en paire déjà publié sur http://formasine.blogspot.fr/2011/06/la-productivite-dun-animal-de-trait.html qui montre qu'en paire on augmente l’efficacité et le bien-être animal.
Cet attelage est très maniable, même en forêt où nous l'avons expérimenté. Il est très stable. A titre d'exemple, il nous a permis de ramener sur le longues distances (plus de 500 mètres) des petites grumes d'acacia de 0.35 m3 sans aucun problème ni difficulté pour les ânes. Rappelons que l’effort en traîne directe aurait été d'environ 100 kgf soit un effort très important (plus de 20% du poids des animaux !). .. et je ne vous parle du bonheur d'être assis au lieu de marcher derrière.
Cet outil peut aussi être utilisé pour tracter différents autres outils: tondeuse, herse émousseuse, scarificateur, ramasse-feuilles, etaupineur, .....
Vous pouvez voir la galerie de photos en cliquant ici
jeudi 29 août 2013
jamais 2 sans 3..... mais à 4
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| l’attelage vu d'en haut, bien en ligne |
Au programme, débourrage de jeunes de deux ans, mise à la voiture d'une paire de trois ans, débardage dans les pentes avec essai d'un avant train à deux avec une limonière dont nous reparlerons dans un prochain article, reprise d'une ânesse montée et .. attelage à 4. Au total ce seront deux semaines bien remplies qui lui permettront, nous en sommes persuadés, de mettre en pratique chez elle avec ses ânesses cotentines.
![]() |
| Florence, Rodéo, Raboliot, Simay et Totolitoto,aussi à l'aise sur la route, |
![]() |
| que sur les petits chemins de la Corrèze! |
lundi 12 août 2013
étaupinage en traction asine
![]() |
| Atlas et Arsouille, deux ânes normands de trois ans à l'étaupinage |
Cette intervention qui vise à aplanir le terrain, en vue de la tonte par exemple, consiste à traîner un
objet qui arase les taupinières malheureusement trop fréquentes. Nous avons
choisi un cerclage de roues de gerbière. Son poids est d’environ 80 kg et son
diamètre de 1,60 m. Ce cerclage est relié au palonnier par une chaîne, ce qui
permet au cercle de toujours travailler
à plat. Les deux points d’ancrage sur le cerclage sont nécessaires pour bien
maitriser la trajectoire. La force nécessaire pour le tracter est de 30 kgf à
plat sur de l’herbe. Elle varie très peu lors de passage de la taupinière. Un
seul âne peut donc travailler plusieurs heures avec cet outil. En paire, ils
n’éprouvent aucune difficulté, même dans les terrains en pente. Au rythme de
3,5 km/h, il possible de traiter 5000 m2 soit un demi hectare par heure.
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