Le 22 avril 2014, s'est déroulée la dernière journée du cycle de printemps de la formation organisée par la FRCIVAM avec l'organisation bénévole de Betty.
Au programme , il y avait du débardage et du travail du sol avec des ânes menés au cordeau, aux longues rênes et en paire ou en file.
Les 8 stagiaires ont pu s'essayer sur tous les ateliers et même les moins convaincus(es) ont pu apprécier les travaux grandeur nature jusqu'au point d'en redemander pour l'automne avec des véritables chantiers sur plusieurs jours.
Pour voir les photos cliquez ici
Ce blog a pour objectif de présenter l'élevage d'ânes de races normande et cotentine "du Gîte" et de présenter nos activités de formation à la traction animale avec des ânes, de location d'ânes pour la randonnée, d'attelage et de prestation en traction animale asine sans oublier l'hébergement en gîte et chambres d'hôtes. L'élevage est situé à Condat sur Ganaveix.
vendredi 9 mai 2014
dimanche 27 avril 2014
stage attelages multiples
les stages se suivent et ne se ressemblent pas !
A chacun son lot d’inattendu et de surprise. Cette fois-ci c'est le cinéma qui s'est invité avec une équipe de tournage d'un documentaire pour la télévision (qui passera l'année prochaine). Si il n'a pas toujours été facile de concilier tournage et formation, le partenariat s'est bien passé, les uns enrichissant les autres et nos amis cinéastes ont eu une immersion totale dans le monde asin.
Pour ce qui est des différents ateliers, après avoir pris en main les ânes en paire et à quatre de front dans le parc, nous avons pu essayer ces mêmes paires sur un chantier de débardage grandeur nature à la base de loisir de la Minoterie à Uzerche. Un attelage à trois de front nous a permis de débarder des grosses grumes dans une prairie avec des obstacles (clôture électrique, ruisseau,...). Bien évidemment, nous avons attelé la limonière avec deux ânes et dans le même temps la voiture d’attelage avec trois ânesses (deux en paires et une en volée). Changer les ânes de pré, avec tout le ravitaillement (eau, abreuvoir, clôture électrique,....) a été réalisé avec un attelage à quatre à la limonière et sa remorque (beaucoup de ficelles dans les mains mais tout le monde s'en est bien tiré !).
Pour terminer le stage, nous avons passé le cultivateur dans un terrain déjà labouré en paire et en file.
Donc trois jours bien remplis avec beaucoup de découvertes, il faudra maintenant que tous les stagiaires puissent les mettre en pratique chez eux pour pouvoir en profiter pleinement.
Nous espérons voir bientôt ces images qui mettent en valeur les ânes à la télévision, en attendant pour voir quelques images vous pouvez cliquer ici ou là
A chacun son lot d’inattendu et de surprise. Cette fois-ci c'est le cinéma qui s'est invité avec une équipe de tournage d'un documentaire pour la télévision (qui passera l'année prochaine). Si il n'a pas toujours été facile de concilier tournage et formation, le partenariat s'est bien passé, les uns enrichissant les autres et nos amis cinéastes ont eu une immersion totale dans le monde asin.
Pour ce qui est des différents ateliers, après avoir pris en main les ânes en paire et à quatre de front dans le parc, nous avons pu essayer ces mêmes paires sur un chantier de débardage grandeur nature à la base de loisir de la Minoterie à Uzerche. Un attelage à trois de front nous a permis de débarder des grosses grumes dans une prairie avec des obstacles (clôture électrique, ruisseau,...). Bien évidemment, nous avons attelé la limonière avec deux ânes et dans le même temps la voiture d’attelage avec trois ânesses (deux en paires et une en volée). Changer les ânes de pré, avec tout le ravitaillement (eau, abreuvoir, clôture électrique,....) a été réalisé avec un attelage à quatre à la limonière et sa remorque (beaucoup de ficelles dans les mains mais tout le monde s'en est bien tiré !).
Pour terminer le stage, nous avons passé le cultivateur dans un terrain déjà labouré en paire et en file.
Donc trois jours bien remplis avec beaucoup de découvertes, il faudra maintenant que tous les stagiaires puissent les mettre en pratique chez eux pour pouvoir en profiter pleinement.
Nous espérons voir bientôt ces images qui mettent en valeur les ânes à la télévision, en attendant pour voir quelques images vous pouvez cliquer ici ou là
vendredi 18 avril 2014
stage de menage au cordeau rédigé par Betty Marin (organisatrice bénévole de la FR CIVAM Limousin)
Première journée de stage « menage au cordeau » :
nous étions une dizaine de stagiaires venus nous essayer a cette technique fortement
utilisée pour les travaux agricoles et forestiers, découverte pour certains en
décembre dernier aux ânes du gite de Vernejoux.
En effet pour les paysans et futurs paysans que nous
sommes, cette méthode a tout son intérêt car elle permet de mener à avec une
seule guide et libérer son autre main
pour la manipulation des outils. (Voir article de janvier 2013 sur le sujet :
http://formasine.blogspot.fr/ 2013/01/le-menage-au-cordeau. html
).
Une corde relie les deux branche du mors, sur le modèle d’une
paire de rênes courtes, puis on lie à cette paire de rêne une ficelle plus ou
moins longue appelée cordeau.
Le code a l’air simple, pour tourner à gauche on tend
légèrement le cordeau, pour tourner à droite on exerce des petites secousses jusqu’à
l’obtention du mouvement, pour s’arrêter on tient plus fermement le cordeau. Rappel
des principes de base : un animal « en avant calme et droit » et
on relâche dès que l’on a obtenu l’ordre souhaité. Les codes du cordeau sont associés au
positionnement du corps et à la voix. Bon, allons y !
Le maitre d’école c’est Vidocq. Comme le dit l’expression
emprunté au bâtiment, il est tiré au cordeau : précis, fin, cet âne qui
travaille régulièrement en débardage de bois est très maniable, il répond très
facilement aux codes, le cordeau parait
très accessible aux « apprentis » que nous sommes.
Après ce démarrage en confiance, nous nous essayons à
tour de rôle avec des ânes ayant moins de métier. La chose parait moins aisée… le positionnement du corps et surtout la voix
doit prendre le relais pour obtenir le mouvement souhaité. L’imprécision de la
main inexperte rend la tache plus difficile, et l’on prononce des « gauche,
gauche, gauche », « hiip », « ho-ho là »
très appuyés dans toute la prairie.
Nous continuons à nous faire la main sur un exercice de
slalom autour de cônes de chantier. D’autre part, nous attelons aux ânes la tondeuse mécanique.
Deux objectifs : réussir le slalom au cordeau et tondre la pelouse du parc
droit. Au début, on se rend compte que
les changements de directions sur le slalom ne sont pas si évidents alors que
sur la pelouse se dessinent très bien les méandres amateurs d’un passage de tondeuse. On se rassure un
peu en discutant sur l’efficacité de l’outil, et on oublie un peu le gymkhana
de nos attelages.
Les gestes s’assurent, les ânes nous écoutent de mieux en
mieux, la pelouse se tond, et les stagiaires se relâchent. Nous attelons deux ânes
ensemble avec deux cordeaux pour « sentir » un peu plus, puis un
cordeau unique pour mener la paire, et toujours avec, un peu plus de
compréhension, on y arrive.
Finalement, cette technique du cordeau ne s’improvise pas et demande un peu de tact. Nous
aurons une seconde journée pour affiner nos sensations. Cette fois, il sera
question de débardage de bois, travail agraire, associer la manipulation de l’outil
et le travail au cordeau.
Pour voir quelques photos cliquez ici.
A mardi prochain,
donc le 22 avril !
Rédigé par Betty
Rédigé par Betty
mardi 25 mars 2014
un travail spécialement conçu pour les ânes
En vieillissant, le mal de dos se fait sentir. Alors parer une soixantaine d'ânes devient une corvée. Pour remédier à cela, déjà en Normandie, nous utilisions une cage de contention pour bovins avec une barre anti reculement. Cela permettait de faire les postérieurs seul sans les tenir.
En Corrèze, nous avons fait faire un travail adapté en chêne. Il s'agit d'un modèle de type flamand (d'ailleurs réalisé par un ami Hollandais, bravo Edwin !) dont les dimensions ont été revues à la baisse pour les ânes. Bien sûr il reste des améliorations à faire (taquets pour bloquer les cordes, chaîne anti reculement,..) mais nous ne résistons pas à vous montrer la première ânesse qui a été parée dans ce travail. Attention, dan ce genre de travail, il n'y a pas de sangles pour soutenir l'âne ni de palan pour lever les pieds, donc il faut qu'il soit calme et donne ses pieds. La barre antérieure se lève et donc l'entrée dans le travail n'est pas traumatisante pour l'animal.
Enfin quel bonheur de travailler en toute sécurité,.... sans avoir à tenir le pied en même temps... et quel confort pour le dos.
En Corrèze, nous avons fait faire un travail adapté en chêne. Il s'agit d'un modèle de type flamand (d'ailleurs réalisé par un ami Hollandais, bravo Edwin !) dont les dimensions ont été revues à la baisse pour les ânes. Bien sûr il reste des améliorations à faire (taquets pour bloquer les cordes, chaîne anti reculement,..) mais nous ne résistons pas à vous montrer la première ânesse qui a été parée dans ce travail. Attention, dan ce genre de travail, il n'y a pas de sangles pour soutenir l'âne ni de palan pour lever les pieds, donc il faut qu'il soit calme et donne ses pieds. La barre antérieure se lève et donc l'entrée dans le travail n'est pas traumatisante pour l'animal.
Enfin quel bonheur de travailler en toute sécurité,.... sans avoir à tenir le pied en même temps... et quel confort pour le dos.
samedi 22 mars 2014
formation éducation du jeune âne avecla FRCIVAM Limousin
La deuxième et dernière journée de formation sur l'éducation du jeune âne à la traction s'est déroulée le 17 mars.
Elle nous a permis de mesurer les progrès des jeunes ânes que nous avions déjà travaillés la semaine précédente:
Pour couronner le tout, nous avons pu atteler à 4 avec les ânes de 4 ans au timon et un de deux ans en volée. Un peu perdu au départ par toutes les guides qu'il faut avoir dans les mains, les stagiaires se sont vite pris au jeu et ont pratiquement tous mené cet attelage.
Vous pouvez accéder aux photos cliquer ici
Elle nous a permis de mesurer les progrès des jeunes ânes que nous avions déjà travaillés la semaine précédente:
- deux ânes de deux ans, l'un aux guides et l'autre au cordeau
- 5 ânes de trois ans, 2 femelles en paires et à trois avec une plus veille comme maîtresse d'école, un hongre à la voiture et deux autres (guides et cordeau) à l'avant tran avec deux ânes plus âgés
- deux ânes de quatre ans en paires à l'avant train et à la voiture
Pour couronner le tout, nous avons pu atteler à 4 avec les ânes de 4 ans au timon et un de deux ans en volée. Un peu perdu au départ par toutes les guides qu'il faut avoir dans les mains, les stagiaires se sont vite pris au jeu et ont pratiquement tous mené cet attelage.
Vous pouvez accéder aux photos cliquer ici
samedi 15 février 2014
Sessions de formation organisées avec la FRCIVAM
Suite à la journée déjà réalisée à l'automne, nous proposons, en partenariat avec la FRCVAM Limousin deux sessions de formation sur chacune deux journées
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
- Mardi 11/03/2014 : éducation du jeune âne
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
- Lundi 17/03/2014 : éducation du jeune âne
Session 2 : TECHNIQUE DE MENAGE AU CORDEAU :
- Mardi 08 /04/2014 : travail menage au cordeau
- Mardi 22/04/2014 : travail menage au cordeau
Ces journées auront lieu à Vernéjoux, 19 140 Condat sur Ganaveix
Les frais de formation peuvent être pris en charge par VIVEA. Pour tout renseignement et inscription vous pouvez contacter Betty MARIN qui assure bénévolement l'organisation administrative de ces formations: marin.civamlimousin@orange.fr
mercredi 5 février 2014
chantier de débardage à la base de losir de la Minoterie à Uzerche
La ville d'Uzerche est propriétaire d'un bois qu'elle met à disposition de la base de loisirs pour y accueillir sur des terrasses aménagées des groupes de campeurs. Ce bois est en pente très forte vers la vallée très encaissée de la Vézère.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.
Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.
Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.
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